LE MEILLEUR DECHET EST CELUI QUI N’EXISTE PAS !

Les Français sont de gros producteurs de déchets : 590 kg de déchets par an et par habitant qui se retrouvent dans nos poubelles et conteneurs de tri (390 kg) et dans les déchetteries (200 kg). C’est deux fois plus qu’il y a 40 ans.

 
 
Ceci génère évidemment de gros problèmes de collectes et surtout de traitement que ce soit en terme de coût (le montant de certaines taxes ou redevances d’ordures ménagères sont aujourd’hui plus élevées que celui des taxes foncières) mais aussi en terme de cadre de vie : peu de gens sont enchantés d’habiter près d’un incinérateur ou d’un centre d’enfouissement.
 
Tout ceci doit nous inciter à plus de sobriété vis-à-vis de comportements qui traduisent de manière très directe les relations que nous entretenons avec notre environnement (dis-moi ce que tu produis comme déchets et je te dirai qui tu es).
 
Au-delà du tri sélectif (en porte à porte ou à la déchetterie) qui permet de donner une seconde vie à certains déchets (mais à quels coûts ?) Il est donc primordial de réduire de façon conséquente les quantités de déchets que nous produisons.
 
Des gestes de prévention tels que le compostage domestique, l’évitement du gaspillage alimentaire, la limitation des impressions bureautiques et des photocopies permettraient de réduire les déchets de 150 kg par habitant et par an.
 
 
 
  •  
    Bien acheter et s'équiper, c’est se procurer des produits neufs ou d'occasion dont on a besoin en les acquérant mais aussi en les empruntant ou en les louant. C'est penser «déchet » dès l’achat de votre produit. Adopter quelques réflexes simples vous permettra de faire les bons choix.
     
    Avant de penser "achat", pensez à emprunter ou à louer
     
    Si vous n'utilisez certains équipements qu'occasionnellement, il est préférable de les louer ou de les emprunter. Par exemple, du matériel de bricolage (scie électrique, décolleuse de papier peint...).
    Achetez seulement ce dont vous avez besoin
     
    Attention à ne pas acheter en trop grande quantité ou avec des dates de consommation très courtes. Trop de produits finissent à la poubelle car les dates de péremption sont dépassées.
    Evitez d’acheter des produits à usage unique : lingettes, vaisselle en carton…
    • Privilégiez la vaisselle réutilisable (verre, porcelaine...) plutôt que la vaisselle à usage unique (en carton ou plastique) même pour des fêtes.
    • Le papier essuie-tout est bien pratique, mais réapprenons à utiliser d’abord éponge, torchon ou chiffon. De même pour nettoyer, utilisons un produit adapté et correctement dosé plutôt que des lingettes d’entretien.
    • Des boîtes en plastique, en verre ou en métal conviennent pour le stockage dans bon nombre de cas : réservons plutôt le papier aluminium ou sulfurisé aux cas particuliers.
    • Préférez les rasoirs solides (bois, métal...) à lames rechargeables plutôt que les rasoirs jetables en plastique.
    • Consommez plutôt l’eau du robinet qui est bonne et bon marché , plutôt que d’acheter des bouteilles en plastique. Pour partir en promenade, remplissez une gourde réutilisable plusieurs fois.
    Cependant, dans certaines circonstances (par exemple dans les transports, hors domicile ou pour des raisons sanitaires), certains de ces produits à usage unique peuvent être pratiques. Réservez-les à ces moments-là !
     
    Privilégiez des produits éco-labellisés et éco-conçus
    Ces produits ont moins d'impact sur l’environnement lors de leur fabrication, de leur utilisation mais également de leur fin de vie. Par exemple, leurs emballages sont recyclables ou présentés en écorecharges.
    Pour en savoir plus : www.simplementecolabel.fr
    Préférez des sacs réutilisables plutôt que des sacs de caisse jetables
    Environ 48 sacs de caisse en plastique sont encore distribués par seconde aux Français pour une durée d’utilisation de 20 minutes en moyenne. Cependant, on peut être optimiste pour l’avenir puisque 85 % de sacs ont été distribués en moins depuis 2002.
    Evitez les emballages superflus
     
    Privilégiez les produits vendus au détail ou en vrac et ceux nécessitant le moins d’emballages : par exemple les produits avec recharges, les lessives concentrées.
    Vous pourrez ainsi diminuer le volume de votre poubelle. En effet, 90 milliards d’emballages sont jetés chaque année par les Français, ce qui représente 25 % du poids de votre poubelle !
    Choisissez des produits durables et réparables
    Dans la plupart des cas, prolonger la durée de vie d’un produit en le réparant permet des économies de matières premières plus importantes que celles liées à l’achat d’un appareil neuf même plus performant.
    Choisissez des produits en matières recyclées ou issus de matières renouvelables
    Vous pouvez, par exemple, trouver des jouets en bois issus de forêts gérées durablement.
    Achetez des produits de seconde main
    Dans les recycleries, les ventes des associations, dans les vide-greniers, dans les magasins type salle de vente de particuliers, ou chez les artisans/vendeurs vous pourrez trouver livres scolaires d’occasion, matériel de puériculture, meubles, etc. vendus après remise en état ou non.
    Pensez à offrir des cadeaux dématérialisés plutôt que des objets qui ne serviront que très peu
    Concerts (à l’Odyssée !), abonnements feront tout autant plaisir et éviteront de finir au rebut.

    Compostez vos déchets de cuisine

    Vos déchets de cuisine les préférez-vous dans une poubelle ou comme engrais pour vos plantes ?
     
    Le compostage domestique s'effectue très facilement à même le sol ou en bac.
    Composter ses déchets de cuisine et de jardin, c'est produire un amendement de qualité pour les sols tout en réduisant le transport de déchets, le recours à la mise en décharge et à l'incinération.
     
    En faisant du compost pour ses plantes, on peut réduire ses déchets de 40 kg par personne et par an. Alors pensez-y.
     
     
     
  •  
     
    L’expression « déchets verts » est particulièrement inappropriée : tous les végétaux que nous taillons, tondons ou arrachons, contiennent de la matière organique dont la terre de notre jardin a grand besoin pour permettre un bon développement des fleurs et des légumes que nous voulons cultiver.
     
     
    Pourquoi engorger les déchetteries de ces végétaux pour ensuite aller acheter à grands frais des amendements organiques ou des paillages ? 
     
    Le problème majeur du recyclage de la matière organique est lié à la longueur de son cycle (plusieurs mois) et par l’encombrement auquel on est confronté après une tonte ou une taille conséquente.
     
    La solution tient en trois mots : « broyage », « paillage » et « compostage ».
     
    Le broyage.
     
    Il s’agit de réduire le volume des végétaux en les coupant en menus morceaux et surtout d’en favoriser la décomposition en multipliant les surfaces d’attaque par les microorganismes.
     
    Selon la quantité de branchages et de leur section, le broyage pourra s’effectuer avec une simple tondeuse ou au contraire avec un matériel plus adapté : broyeur à moteur thermique ou électrique.
     
    Le produit de ce broyage pourra être utilisé sous forme de paillage (cas d’un broyat issu essentiellement de branches) ou pour alimenter le tas de compost (cas d’un produit plus humide issu de végétaux plus tendres).
     
     
    Le paillage.
     
    Le paillage consiste à déposer une couche épaisse de broyat (plusieurs centimètres) entre les végétaux que l’on veut privilégier (légumes ou fleurs), l’objectif principal étant de ralentir le développement des herbes indésirables en les masquant de la lumière.
     
    Mais le paillage conserve aussi l’humidité, fournit des éléments nutritifs au sol en se décomposant et surtout favorise une riche vie microbienne dans les premiers centimètres de terre ainsi protégés des intempéries et du gel.
     
     
    Le compostage.
     
    On dénomme ainsi le procédé biologique qui permet la dégradation accélérée de déchets organiques. Ce processus conduit à l’obtention d’un produit stable et sain, utilisable pour améliorer la qualité des sols (engrais et amendement).
     
    Cette fermentation dégage de la chaleur qui hygiénise le compost et élimine ainsi les agents pathogènes éventuellement contenus dans les déchets entrants.
     
    Un bon compostage sous-entend l’apport de déchets d’origines diverses (du « sec » et du « mouillé», de la matière brune, riche en carbone et de la matière verte riche en azote). De même, il est important que ces végétaux soient plus ou moins broyés afin de faciliter le travail des microorganismes et ainsi d’en accélérer leur décomposition.
     
    Enfin, s’agissant d’une fermentation aérobie (en présence d’air), il est essentiel de mélanger régulièrement le tas de compost afin de l’aérer et ainsi de favoriser le travail des bactéries.
     
    On obtient en quelques mois (six à huit) un compost mûr qui peut être utilisé comme amendement organique au potager ou en mélange avec de la terre pour des semis ou des rempotages.
     
    Selon les volumes transformés, le compostage pourra se faire en tas (empilements successifs à l’air libre mais assez peu esthétiques) ou dans des bacs conçus à cet effet (composteurs) et plus faciles à intégrer dans un environnement urbain.
     
    Depuis plusieurs années la ville de Dol de Bretagne a souhaité montrer l’exemple en broyant la totalité de ses tailles d’élagage et en paillant ainsi la plupart des massifs qui agrémentent les différents quartiers.
     
    De même, pour favoriser le compostage domestique, la Communauté de Communes revend à des prix particulièrement attractifs des composteurs en bois de 300 litres (19 € 50) ou de 800 litres (31 €).

    Bon de commande en téléchargement :